paris me fait chier.

L’angoisse m’a prise en plein perrier, un pillier à côté avait la même discussion exactement comme d’habitude, le barman a répondu exactement comme d’habitude, ils ont ri exactement comme d’habitude et j’ai eu envie de hurler et de cramer le rade sur le champs.

Je suis sortie sans finir mon verre j’ai lancé Slipknot, le mal de bide m’a prise et l’envie de chier avec et nom de dieu c’est quand que les abrutis nous lâchent la grappe avec leurs discussions à rallonge à déployer toute leur énergie de gros culs de merde pour te faire taire la moindre velléité de rébellion plutôt qu’admettre qu’ils sont peut être un peu pédés sur les bords voire même carrément que ça m’étonnerait pas faut avoir vraiment beaucoup à cacher pour chercher à  te refoutre dans ton placard dès que l’occasion se présente je vais me chier dessus je trace je trace à te reprendre comme les gros connards qu’ils sont dès que t’as un mot de travers ces abrutis ont des oreilles en sucre faut croire ça fond au moindre gros mot et ça se pignole sur tout cramer dans des foutus bouquins que j’ai envie de leur foutre dans le cul, ça se branle sur la révolution et se jettent sur la première occasion à écraser les meufs un peu trop emportées pour satisfaire leurs envies de pouvoir ces pauvres petites merdes imbues et lâches à bander sur les rebelles tant qu’elles sont loin ou mortes ou qu’on peut les éditer pour briller par procuration et gratter la maille et qu’elles donnent pas de sales idées de liberté à nos chiennes lessiveuses je trace je vais me chier dessus putain je trace devant des lounge, des resto fancy, des mon cul sur la commode bio de mes couilles de jus de légumes à la con de nom de dieu de ville, les JC Decaux de Jaurès ont sauté en même temps que les rares clochards qui y étaient encore, je traverse un mec me sourit j’ai ma tête de lascar mauvais qui les attire aujourd’hui y’a des pédés partout dans la ville à zoner pas ltemps putain pas l’temps la rotonde est bien entourée de sa guirlande de de camions de flics bien rangée je vais me chier dessus je trace le JC de la sécu est HS comme d’hab je l’ai jamais vu marcher putain de merde j’entre dans mon immeuble un couple bien mis sort ses dents blanches à la con en essayant d’imiter le sourire et un mec attend à l’ascenseur et en me voyant il se met sur la droite en ouvrant la porte, me laisse entrer et décide de prendre les escaliers ouai très bien dégage connard, pousse toi de mon chemin
FUCK ME! I’M OUT OF ENEMIES !
FUCK ME! I’M OUT OF ENEMIES !
FUCK ME! I’M OUT OF ENEMIES !
FUCK ME! I’M OUT OF ENEMIES !
FUCK ME! I’M OUT OF ENEMIES !

c’est bon j’ai chié.

FIBD 2023

j’aimerais bien être à angoulême pour geindre avec des copains que je serais mieux chez moi à bouffer de la pizza, je me suis dit en me réveillant de ma sieste. Alors je ressors mon FIBD perpétuel pour une immersion 3D comme si j’y étais, une sorte de futuroscope pour auteur de merde.

sacrée soirée

Je lis ça d’un post sponso sur instagram, ferme insta en soupirant, et puis je sors avec NoMeansNo dans les écouteurs, fermement décidée à me fendre la poire, le sport extrême parsien. Au bistro, une tablée de jeunes gens causent placements. Ca se gondole comme on se crame les mains au 3ème degré. Y’a pas mes retraités blasés à petits chiens moches prefs à faire rigoler avec de bonnes vieilles vannes sur les syndicats, je torche mon demi et je repars pour un autre rade où j’ai trouvé un bout de 90’s réconfortantes, je me colle au zinc avec une pinte et j’écoute à côté de moi deux darons pérorer doctement. J’entends “la part humaine de l’art” et je suis soignée à vie de toute envie d’écrire sur la question et j’ai aussitôt envie d’une lobotomie DIY au compas. Un des mecs parle d’un type “un peu rock’n roll”, l’autre répond “Manoeuvre ?” “non, non. Plus punk”, puis part das la description d’un truc qui a l’air gros “ha oui ça a nécessité des moyens”

La barmaid a pas lancé de vannes pour désamorcer, elle a renchérit sur ce qu’elle trouve particulièrement intéressant en art, je torche ma pinte et je repars non sans avoir soupiré. 3ème rade, oasis où on me foutra une paix relative sur les questions culturelles. C’est tant blindax que je tente même pas de rentrer. Go la succursale, à côté, je tombe sur deux copines. L’une d’elle geint de ses douleurs de dos à à peine 40 piges, je hausse les épaules. Je suis pas sortie pour ramasser la douleur prolétarienne et brandir le poing. On cause l’autre de la pièce qu’elle joue en  ce moment, elle prend le rôle de mecs qui ont transitionné puis détransitionné, l’un des personnages avait transitionné parce qu’il n’en pouvait plus d’être seul. Et qui a détransitionné après 20 ans de mariage avec ce secret au milieu du couple qui a fini par le faire éclater. Bon on dirait qu ce soir le fun fait la gueule. On parle des raisons multiples de la transition. Franchement y’a des jours où je l’envisage, je lui raconte, qu’on arrête de me casser les couilles que j’ai pas avec des jérémiades sur le taf ou l’amour ou je sais pas quoi encore et surtout qu’on se décide à devenir bon public à petits shows improvisés. Rager en fronçant les sourcils qu’on comprend pas mon humour fait pas rigoler ma pote, bon.

Elle repart bosser, je repars aussi, en soupirant. Le barman qui m’aime bien m’offre mon demi, c’est normal il me trouve drôle lui, je remets NoMeansNo. Je passe au domac me prendre un truc viteuf vu que j’ai pas fait les courses. J’écoute la discussion de jeunes à côté et ils parlent placement.

Je rentre, je lance un Flying Circus et je mange mon domac tiède en crachotant des petits bouts d’oignons dans des pouffements intempestifs.

Paris-Lyon-Paris

Je reviens de Lyon. J’ai fait une sieste après avoir englouti une pizza et j’ai scanné les croquis et dessins faits dans le train et sur place, j’ai fouillé mon téléphone pour récupérer les quelques photos pourries du mini-séjour, que voilà en vrac. Je voulais écrire un peu sur les discussions et mes talents de one-woman showeuse qui ont encore fait mouche (spécialité “gros melons”, je sens que y’a un filon en région comme on dit, je peux faire fortune comme une sorte de Fränk Dubösc) mais j’ai la flemme.

Nazie dans le ouigo, de Raymond Quenotte

J’avais la flemme de me faire une petite Sylvainetétonade aussi comme j’en avais pourtant envie. J’avais la flemme de tout qui m’est revenue d’un coup à peine j’avais posé le pied sur le quai à gare de Lyon tout à l’heure de toutes façons. Il a été question de venir me chercher avec une grosse main pour me poser quelque part en dehors de ce trou noir qu’est paris. J’ai répondu “je serai allongée les bras en croix à attendre la mort” ou un truc du genre pour conserver mon titre de championne du monde de la joie de vivre (j’ai vécu 17 ans à Bordeaux pour rappel. Déjà Mort, Bombardement, Fosse Commune, Mortuaire, Gasmask Terror, Faucheuse tout ça là). Il a été question d’un concert dans un bowling squatté on a fait “wah trop bien prends des photos” et on nous a répondu “oui bon c’est un bowling SQUATTÉ à SAINT ÉTIENNE” (je voulais faire un strip mais la flemme)

ça doit être ça un traboule




black screen

massicot chez black screen

bazar chez black screen

tanx bavant sur le massicot chez black screen

un vernissage en grande pompe

bons goûts

photo de qualité d’un vernissage de qualité ((je suis dehors à raconter de la merde)

acrobate d’exposition

Photo qui a nécessité la mise en place scrupuleuse d’un protocole consistant à effacer les hautes def pour screener instagram de photos prises  au travers d’une vitre après avoir bu environ 4 heineken. Crédit Moma de san francisco.

Rencontre impromptue au sommet du zine (archives INA)

le vernissage s’est passé comme un vernissage : j’ai raconté des conneries, raté des ventes parce que je racontais des conneries au lieu d’être attentive à ma table, y’a eu la visite surprise de copainEs lointaines que a fait bien plaisir d’être une telle VIP qui fait prendre des ouigos à l’arrache et aussi venir de jusqu’au delà (la drome) voire après le boulot qui finit pourtant tard, purée.  le lendemain j’ai eu la flemme et j’avais épuisé ma jauge de sociabilité alors après avoir complètement pourri le cerveau d’un copain avec ma dépression parisienne j’ai fait ceinture sur la journée glande distro. Je sais plus trop être sociable à plus de 3 ou quand y’a du bruit et à vrai dire je sais pas si j’ai déjà su faire sans picoler comme un âne, je crois pas. Pourquoi tu crois que j’évite les festivals de BD.

Histoire de profiter de ce que ça fait d’avoir des murs à plus de 50cm de sa gueule, j’ai zoné dans l’appart de ma pote en soupirant, en ouvrant des livres, en re-soupirant pour les reposer aussitôt, pour fumer une demi-clope puis soupirer et puis avoir finalement l’idée de génie de prendre un bain.

l’artiss devant son oeuvre (photo de Juliette) qui essaie même pas d’avoir l’air un peu intelligent, Teknikart c’est pas encore pour demain.

beauté lyonnaise

jme suis ramené des ref de zines à chercher pour ma distro au passage, et Popier m’a filé un bon tas de ses supers trucs, je refile ça comme des premières doses de drogue dès que je peux. +666 points pour Lucas et son zine de recette de tajine de poulet à poil avec de la bagarre (ce genre de choses primordiale qui donne une excellente raison pour niquer le trepalium)

 

direct lyonnais


l’espace et le calme déploient mon imaginaire comme un oisillon frêle resté trop longtemps au nid. Balbutiant et maladroit, mon esprit s’ebroue à nouveau et renaît l’envie de créer au beau milieu du marasme moderne. de quelle oeuvre accoucherai-je dans cette maieutique de l’existance sublimée d’un matin brumeux hors des turpitudes de mes factures de gaz  je laisse mon stylo m’indiquer la voie, confiante.