bouffe de flemme de ce qui traine au placard

Hier j’avais faim. Je me suis dit : faisons un truc viteuf. Or, j’avais plus de nouilles, j’avais plus de crème et surtout j’avais la grosse flemme d’aller faire des courses : he merde. Donc encore une fois j’ai fouiné les placards et encore une fois je me suis lancée dans un truc beaucoup trop long et sans savoir du tout où j’allais comme chaque fois que j’ai la flemme.

j’ai aucune idée de ce que je fais

J’ai réuni du poulet, des champignons noirs déshydratés, des vermicelles de riz, de l’ail, de la ciboule, un reste de poitrine fumée, des galettes de riz. J’ai réfléchi 3 secondes et j’ai fait n’imp, à savoir : faire mariner un peu le poulet dans un mélange jus de citron + plein d’ail + un peu de sauce soja + un poil de miel après l’avoir débité en morceau. J’ai cuit ça, et puis la poitrine fumée aussi le temps que les vermicelles et les champis noirs trempent dans de l’eau chaude et que je les essore. J’ai mélangé le poulet cuit + vermicelles + champis + un oeuf + encore de l’ail la ciboule hachée. J’ai coupé la poitrine grillée en bons morceaux, puis confectionné des pseudos nems avec les galettes de riz (tu sais comment ça marche je te fais pas le topo. si tu sais pas tu cherches comme une grande personne)

voici le résultat époustouflant :

bites frites

les bites croustillantes prêtes à êtres servies bien hot

les bites croustillantes servies comme il faut avec une bonne sauce nuoc-mam-soja-sucre-je sais plus, salade et menthe. Comme des bites normales quoi.

bah c’était très bon. A vous les studios.

c’est la Saint Robuchon

j’ai mis à jour ma photo officielle d’autrice saison automne 2022 :
L’occasion de vénérer comme très régulièrement depuis bérède  Robuchon, saint patron des patates et du beurre, grâce à cet ouvrage qu’on m’offrit naguère en 1996 si mes souvenirs sont bons. Autant dire qu’il est vieux comme mes robes et tâché de gras à mes pages préférées (pommes tapées au beurre noisette et gratin dauphinois en tête).  Comme quoi, j’avais encore un peu de tête lors du grand chambardement, j’ai sauvé l’essentiel.

je vais faire ça, parce que
1/ j’ai la flemme de faire des courses
2/ c’est un plat sans crème, ça me changera et je pèterai moins.
3/ je me dis que ça doit être pas mal avec ces saucisses de montbeliard à trainasser au frigo (par quel miracle ?)
4/ Robuchon

à Noirmoutier l’été dernier

bon vous suivez la recette hin,, la flemme de détailler. J’ai des trucs j’ai pas d’autres trucs, comme d’hab j’ai bidouillé. Direct live BFM :

ça alors j’ai un légume qui traine

les patates

pendant que ça cuit, faisons nous une soirée diapos de la fête d’annouf de Fanfan

qu’est ce qu’on avait rigolé !

voilà c’est bien compoté comme on veut, on va pouvoir servir

n’oubliez pas de soigner la présentation c’est important

 

Bonus, une contribution d’un fidèle lecteur. à méditer.

 

 

 

#DIRECTBFM #ParisMatch #viePriveeDesStars

 

ce soir, je reçöis

ce soir c’est réception satapunk, pour l’occasion j’ai fabriqué une pizza rastasatapunk aux poivrons en arrivage direct des enfers trouvés à la petite épicerie Fränprix. L’huile sera atrocement piquante, versée après fusion au four à des températures cataclysmiques.

#lifestyle #satan #pizza #çachauffe

Saumon fumé de sale pauvre

T’as laissé tous des damart dans ton ancienne vie, t’as tej tes couvertures en pensant que plus jamais jamais t’auras d’appart pas isolé comme ça, ma vieille t’es vraiment con comme une pauvre ma parole ! eh bien oui tu le sais pourtant : tous les hivers, on trouve une nouvelle raison pour te dire que pas vouloir trembloter avec des glaçons qui pendouillent du nez c’est un peu comme vouloir la lune. Tu pleures, tu pignes, tu chouines, tout ça pour constater que ça réchauffe pas, et que ça crève inutilement. Respire, Cendrillon, t’as toujours ce truc que les bourgeois doivent raquer pour avoir : l’imagination, l’amour, les gougères et la belle voix d’Annie Girardot pour raconter des blagues de toto.

T’as plus trop de place pour chourrav le magret fumé, alors sors donc ces belles carottes achetées au prix du jambon (pour pouvoir faire la place pour chourrer le café au prix du caviar). Les temps sont durs, c’est la guerre etc. ou peut être que c’est autre chose tu sais plus d’ailleurs OSEF, c’est pas comme si ça changeait quoi que ce soit pour toi.

Ces couillons de bourges savent donc pas qu’on les a pas attendus pour connaître les joies du végétarisme ? Bon, alors : prépare du presque saumon fumé !

donc écaille soigneusement des carottes que t’as choisie grosses oh oui.

Carotte sauvage d’Alaska écaillée

taille en lamelles fines ces carottes au rase-légumes vu que t’as pas de mandoline par égard pour tes doigts (c’est ce que tu prétends). Prépare une marinade avec :

-1c à café d’algues nori en paillettes que t’as pécho au tang frères à côté que c’et presque comme le li kim hak cours de l’yser, ça te fera ça pour la nostalgie.
-1 c à soupe de sauce soja
-dans la recette y’a 1c à café de miso blanc mais t’as pas ce truc vu que tu vois pas trop ce que tu pourrais en foutre du coup t’en mets pas.
-1/2 c à café de liquid smoke de la bouteille que t’as acheté y’a au moins 5 ans et que c’est bien une des meilleures idées que t’as eues dans ta vie (y’en a eues très peu alors ça s’honore correctement)

saumon déballé de son plastique

verse ça sur les lamelles de carottes, mélange bien, et allonge ce saumon-carotte comme on installe son amant sur un lit de papier sulfurisé sur la plaque du four avant de le couvrir tendrement d’alu pour pas qu’il crame. Hop : chauffe moi ça à 180° pendant 10 à 15 mn en faisant gaffe que ton amant parte pas en fumée.

Sors les carottes du four, attention à bien te cramer le doigt au passage pour raconter ça dans le prochain prix nobel de chouinance chez Gallimerd, et constate  que c’est un peu moche et nul, comme ta vie :

y’a pu qu’à passer de l’huile dessus pour donner du brillant, aller chourrav de la crème et des blinis et manger en plissant les yeux en faisant un gros effort d’imagination.

bon appétit les pouilleux !

le retour du dessert-caca

il fait un gros temps de merde, les nouvelles sont aussi réjouissantes qu’un plein saladier de chiasse, que faire ? La flemme de tout m’empoigne, j’ai annulé une toute petite sortie, échangé deux sms avec une pote aussi motivée que toi à l’idée de quitter le pyjama, j’en suis réduite à dessiner histoire de justifier mon existence, tout part à Volo (et c’est loin). Et puis je me suis rendue compte que t’avais F1 comme tous les quarts d’heure, alélouya.

Alors j’ai fait des gougères pasque j’avais la flemme d’aller au franprix pécho des chips même si me faire draguer par le caissier joyeux est tentant, la flemme gagne toujours. Et là, le coup de folie : tiens et si avec un peu de la pâte à chou je faisais genre un chou, mais sucré ? une sorte de trucs de dessert genre profiterole.

Le génie, évidemment.

Alors j’ai réservé un peu de la pâte, vu que je suis quelqu’un de très intelligent j’ai pensé le faire avant d’y foutre le poivre, la muscade et le fromage pour y ajouter un peu de sucre, plutôt (le chien de Mick-)(vous fatiguez pas, je me suis auto taclée derrière la tête). J’ai mis à cuire avec les gougères contenant le poivre la muscade et le fromage cet espèce de boudin pseudo-éclair. Et voilà : je suis devant comme une andouille à me dire : ah merde mais dans les profiterole y’a de la glace. J’ai toujours la flemme et surtout j’ai toujours pas de congélo. Bon. Vazy laisse refroidir le temps de bouffer les gougères devant Malcolm, les idées ça vient en foutant rien tu sais bien.

3 épisodes plus tard et les gougères passées de l’assiette au bidou dans un étonnant tour de passe-passe : eurêka ! J’ai fait une sorte de pseudo glaçage en mélangeant du Van Houten du sucre glace et un poil de jus de citron, tartiné l’espèce de chou-éclair comme je pouvais au couteau à beurre. J’ai fait mine de manger un vrai repas avant de ressortir le bidule lors d’une pause pendant le revisionnage d’un grand classique du cinéma d’auteur (New York 1997) et j’ai fourré le machin d’un mélange de poires au sirop débitées en petits morceaux mélangés à du chocolat fondu

Bravo ça ressemble à un bel étron comme 100% de mes desserts composés à 100% de poires et de chocolat ! (pour rappel, la charlotte du 3ème type)

C’était super bon, comme en atteste ce document photographique irréfutable  :