dreams are my reality

Cette nuit, j’ai trouvé un prétexte pour me retrouver seule avec un copain et lui rouler des grosses pelles : je lui ai proposé de venir avec moi acheter de la brioche.
Imparable.

On est partis tous les deux, et je suis revenue avec de la brioche et en ayant oublié le gars en route. J’en ai marre de faire des rêves réalistes.

dimoche

hier le vieux avec son caniche nous l’avait dit alors qu’on sirotait un perrier avec un copain : demain, tu sors pas.
Et des trombes d’eau se sont abattues. C’est bien ça, je vais avoir un monsieur météo fiable pas loin de chez moi. J’ai une gueule de bois tropical, du teck. Un peu classe, un peu moche, un peu qui pète plus haut que son cul, alors je sors l’aquarelle avant de m’atteler au décourageant déménagement, encore un. Je m’accroche comme une tique à la perspective de mon nouveau petit nid chouette et merveilleusement situé (pas loin d’un Tang Frères autant dire un paradis), à l’autre encore de pouvoir avoir un complément de thune de la caf (la grande vie !), et encore un à l’idée de me remettre à mes gouges, finalement y’a du bon dans le merdier. Alors je pense pas aux gens qui me disent que faut réussir dans la vie, alors qu’est-ce que tu fais là à pas vouloir mûrir c’est quoi ces conneries t’as pas le choix ha bon j’ai pas le choix ben regarde moi bien comment j’ai pas le choix tu vas voir non mais ho.

Je suis têtue, rien à faire, du genre à faire un truc qui me plait pas ou qui marche pas juste pour prouver un point, le démon du tuvasvoirjavaisraisonbordeldemerde qui me prend quand la société craint du boudin, c’est à dire quand elle me fait chier, moi. C’est que l’égocentrisme, ça se cultive. Après avoir bien ruminé et envisagé des soluces pas tout à fait dans ce que je voudrais, mon chat m’a obtenu un logement.Il sert pas totalement à rien ce chat comme quoi.

Un futur voisinage de vieux qui me donnent une météo fiable, le troquet pas loin, un canal joli sous le soleil matinal, les engueulades avec des vieilles qui harcèlent les tox en se persuadant de les aider c’st mieux qu’un voisinage de winners qui t’exhortent à mûrir ou à crever loin. Au moins j’vais avoir un peu de pain sur la planche là. Bref, cartons cartons et vivement les nems en récompense.

dimoche

le constat d’aujourd’hui c’est que le soleil dans la gueule n’annule pas france info ni les dissonances de ce monde. Je me refais donc un café en pestant qu’on est bien prompts à culpabiliser les gens dehors sans regarder où se transmet le virus, parce qu’on l’aime son petit papa état, on ira pas le contredire, on le kiffe son petit travail on ira pas l’arrêter, et pour ça on se doit d’avoir une mémoire très courte et d’oublier les morts invisibles, nier les séquelles possibles chez des mômes qu’on oblige à ingurgiter la république raciste, miso et te plantant bien profond dans le crâne que t’es là pour servir, le tout en baignant dans les miasmes, et surtout bien taper sur la gueule des fous inconscients qui veulent réduire toute cette saloperie en cendres.

M’en fous chuis folle.