Paris casse-couilles

Paris c’est d’un chiant, c’est monumental, tout le monde pète plus haut que son auguste derrière par ces contrées et ça me rend râleuse, la bouserie me manque . Mais ici jpeux avoir un cachet badass à peu de frais tu me diras, suffit d’être un tant soit peu méïaude (démerdez vous pour le dico poitevin) dans sa dégaine perrave pour que la bourgeoisie prenne de grands airs effarés, c’est rigolo et cerise sur le gâteau c’est pas fatigant, et comme chacun sait (ou devrait le savoir, merde) je suis une grande flemmasse. Grande flemmasse ouais, mais grande flemmasse entre deux dessins époustouflants, la preuve.Je suis tellement géniale que je suis passée à la tévé d’ailleurs, si tu veux voir clique là, c’était avec l’éditeur Martin de Halleux autour de ses publis de Masereel (ouai rien que ça). J’ai l’air con pour pas changer, et je remue beaucoup trop des mains.
Sinon la boutique a rouvert, je fais toujours de la remise en main propre avec du noir sous les ongles mais attention, ça veut pas dire livraison UPS non plus, faut être un peu souple quand même. Je finis de m’installer dans mon bazar et je sors les gouges, j’ai beau aimer rien foutre mettre les mains dans l’encre me manque terriblement et le Monde a besoin de bôté sidérante, faut bien s’y mettre.

 

dimoche

hier le vieux avec son caniche nous l’avait dit alors qu’on sirotait un perrier avec un copain : demain, tu sors pas.
Et des trombes d’eau se sont abattues. C’est bien ça, je vais avoir un monsieur météo fiable pas loin de chez moi. J’ai une gueule de bois tropical, du teck. Un peu classe, un peu moche, un peu qui pète plus haut que son cul, alors je sors l’aquarelle avant de m’atteler au décourageant déménagement, encore un. Je m’accroche comme une tique à la perspective de mon nouveau petit nid chouette et merveilleusement situé (pas loin d’un Tang Frères autant dire un paradis), à l’autre encore de pouvoir avoir un complément de thune de la caf (la grande vie !), et encore un à l’idée de me remettre à mes gouges, finalement y’a du bon dans le merdier. Alors je pense pas aux gens qui me disent que faut réussir dans la vie, alors qu’est-ce que tu fais là à pas vouloir mûrir c’est quoi ces conneries t’as pas le choix ha bon j’ai pas le choix ben regarde moi bien comment j’ai pas le choix tu vas voir non mais ho.

Je suis têtue, rien à faire, du genre à faire un truc qui me plait pas ou qui marche pas juste pour prouver un point, le démon du tuvasvoirjavaisraisonbordeldemerde qui me prend quand la société craint du boudin, c’est à dire quand elle me fait chier, moi. C’est que l’égocentrisme, ça se cultive. Après avoir bien ruminé et envisagé des soluces pas tout à fait dans ce que je voudrais, mon chat m’a obtenu un logement.Il sert pas totalement à rien ce chat comme quoi.

Un futur voisinage de vieux qui me donnent une météo fiable, le troquet pas loin, un canal joli sous le soleil matinal, les engueulades avec des vieilles qui harcèlent les tox en se persuadant de les aider c’st mieux qu’un voisinage de winners qui t’exhortent à mûrir ou à crever loin. Au moins j’vais avoir un peu de pain sur la planche là. Bref, cartons cartons et vivement les nems en récompense.