saint valentoche

les Smashing Pumpkins tournent à la Saint Valentin, si j’ai horreur des calendriers et encore plus de ce qu’on nous vend comme étant l’amour dans ce monde-là, une vision étriquée et bien pauvre, je cède en ce dimoche d’egotrip aquarellé pour y penser.

Je me dis que rien de contradictoire entre l’ego et l’amour de l’autre et que c’est tout le contraire. Rien de mièvre ou de ridicule à dire qu’on aime, comme me l’avait démontré mon ami et frère nihiliste, prouvant tout un tas de points en deux phrases qui ne m’étaient pas adressées, la concision anarchiste. Rien de l’oubli de soi à se retrouver dans un écho. Rien de débile à se rendre compte qu’aimer c’est se sentir tankée et plus forte comme l’écrivait une copine, que la protection n’est pas l’emprise et qu’être rassurée n’est pas coûteux. Rien de bien effrayant à regarder les choses en biais et se rendre compte que tout est sans doute beaucoup plus subtil que ce qu’on nous vend et certainement bien plus révolutionnaire.

Billy Corgan nasille et je pense à mes amiEs, et je pense aux croisements, et je pense au parc, et je pense aux regards, et je pense aux bestioles bizarres, à l’intime conviction, et au fait, surtout, qu’on découvre tout à coup un beau jour qu’il n’y a pas besoin de boite pour avoir l’impression d’être comprise et de comprendre en retour.