Croûtes #26

je suis une feignasse d’un genre spécial, du genre hyperactive pour les conneries en fait. feignasse sélective, comme par hasard je rechigne à faire ce qui rapporte du blé et après  je chiale que je suis fauchée (mais sinon, sur quoi râler ?)

les Croûtes #26 sont dispos, comme d’hab clique etc :

Croûtes fresh croûtes

Mais dites donc ! ça fait un an que j’ai repris les croûtes ! ça se fête. Enfin comme si il me fallait des excuses pour aller trainer mes docs au parc jte jure. Comme d’hab tu cliques pour lire sur écran ou imprimer pour en faire du PQ comme tu veux, yolo :

3615 ta life

racontez vos vies putain, allez y c’est trop bien, je veux que ça des gens qui racontent leurs lifes, leur caca, leurs repas, leur famille, leurs manies, leurs obsessions, leurs colères, leurs émois, leurs réactions, leurs curages de nez, leurs pleurs, leurs aventures, du rien du tout ptit du minuscule, du grave et du pas grave, tant que c’est brut.

Mais pour ça, faut laisser béton la littérature,  la littérature c’est juste déguiser, regarde Thierry Guitard là, dans “tout ou rien” c’est génial : il raconte sa vie frontalement et ça déstabilise dans cette époque où tout le monde se met en scène constamment (et je sais de quoi jcause, mais je me soigne). Quand il est triste il dit qu’il est triste quand il est heureux il dit qu’il est heureux, il cherche rien en racontant sa vie, rien d’autre que raconter sa vie, il cherche pas à se glorifier il cherche pas à faire chialer, il cherche pas à provoquer une réaction, il cherche ni la compassion ni l’admiration, et il est heureux de le faire et tu refermes le livre vachement rassurée sur l’humanité. Il en a juste rien à foutre de comment il pourrait être perçu. Pas de pathos, pas de romantisme à la con, pas de cynisme, pas de complaisance, zéro posture c’est dénudé c’est désarmant, ça rend bien humble. Et crois pas que ce soit simple à faire c’est même le plus difficile, les sentiments à nu.