Chers amis journalistes

merci pour vos messages.
Vous pouvez bien entendu faire des articles sur la question des publications girly, mais je ne répondrai pas aux interviews.
Pour la simple raison que j’aimerais que ce débat là  se détache de moi, et de mon avis sur la question, pour enfin attaquer le cœur du problème. Jusque là  je n’ai vu que des articles qui se cantonnaient à  une guéguerre girly VS Tanxxx, et ce n’est évidemment pas le sujet.

Il ne s’agit en aucun cas de nier ce que j’ai écrit, je n’en changerais pas une seule virgule, mais l’attention soudaine dont je fais l’objet a de quoi m’agacer : on parle de moi pour de mauvaises raisons, et le fond du débat n’a pas encore été abordé, la dérive de la culture, de l’édition, et de façon plus vaste, d’une société toute entière. Comme je le dis à  la fin de l’article en question, je ne suis ni philosophe, ni chef de file, ni harangueuse, je n’ai aucunement l’intention de prendre cette place, je pensais ouvrir un débat, peut-être, sur ces questions, du féminisme à  l’édition et ses dérives, girly ou autre.

Je pensais que ce texte serait l’occasion de mettre les pieds dans le plat. Dans un sens ça a été le cas, mais les relais de mon article, journalistes, auteurs de blogs girly, et autres, ne se sont pour le moment pas approprié le débat, ou sont tombés à  côté de la plaque. J’ai eu quelques propositions d’interview concernant ce texte, que j’ai refusées pour toutes ces raisons.

J’aurais pu développer bien plus, sur la BD bourgeoise, sur le métier d’auteur, sur ce que nous sommes en train de vivre, au delà  des livres, mais je n’écris pas de thèse, et je dois travailler.
Je suis simplement triste qu’on parle de moi non pas pour mon travail, mais pour un texte. Des gens attirés par le parfum nauséabond de la polémique se sont jetés sur cette belle perche, s’obstinant à  regarder le doigt quand on leur montre la lune.

J’assume complètement mon texte, mais ce qu’il a provoqué n’est pas ce que j’espérais : un vrai débat sur le fond.
J’ai déjà  dit tout ce que j’avais à  dire sur la question, et je n’ai ni le temps ni l’envie de revenir là  dessus. J’en parle encore avec des amis, camarades auteurs, des gens qui ont lu ce texte, l’ont apprécié ou non, mais apparaitre une fois de plus comme celle qui entre en guerre contre les girlies ne m’intéresse pas.

Bon courage pour vos articles,
bien à  vous
Tanxxx