Dürer me fait chier

Après avoir bien tiré la langue à graver la lino d’après Goya avec ma plus petite gouge me niquant les yeux, avoir bien fait attention à bien prendre le délicat papier voletant entre mes gros doigts de paysoune pour le poser très exactement à la très exacte bonne place, avoir roulé la presse douuuucement en retenant ma respiration, avoir découpé au cutter le papier assez fin pour rouler des spliffs, avoir marouflé en prenant bien garde à 300 trucs et entreposé mes gravures trèèès soigneusement gneugneugneu regarde comme je suis forte gneugneu

Grosse envie de pogoter sur du grindcore, là, alors j’ai gravé à l’arrache d’après un dessin tout autant torché directement sur la plaque alors que j’avais pas du tout prévu ça en ce dimanche d’ennui total -jacques martin chez ma grand tante à baffrer des religieuses me hante encore- expédié la gravure en 3h, retouché en 2 secondes, posé zéro repères, plaqué le papier n’importe comment et imprimé dans la foulée en faisant tomber le papier dans les poils de bubu, en foutant de l’encre partout, et vazy que je te tourne cette roue à toute berzingue c’est Dürer aux 24h du Mans, et vazy que je fais attention à rien et ça crisse dans les virages et tout. Et voilà : ma gravure pref depuis un sacré bon moment. Fallait juste assimiler le ponk que j’avais décidé de réveiller y’a quelques temps. C’est que le ponk a le cerveau loin de ses mains et les clous ça fait interférence, ça met du temps à cheminer. Et je pue grave de dessous les bras après tout cet énervement, c’est bon signe.

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