ces gens gentils à la con

Eske c’est possible de broyer son noir correctement sans être emmerdée dans cette ville ou bien ? C’est trop demander de pouvoir regarder le vide du haut des buttes avec la veste à patch qui vole au vent en essayant de faire abstraction du soleil pas raccord sans qu’un gars demande si sava tavu il fait beau aujourd’hui est-ce que j’ai la gueule à m’appeler Joel Collado franchement, eske je peux espérer ruminer tout mon saoul sans qu’un fripier qui était en manque de scorpions cet automne se montre d’un coup très enthousiaste à parler de dessin, qui m’agresse avec un  check et une proposition de café doublée d’une présentation affreusement gentille que j’ai pas demandée putain comme si il m’avait pas déjà assez émue avec ses scorpions à la noix nan fallait en rajouter une couche, eske c’est encore possible de froncer les sourcils tranquillement en pensant à la mort à Jaurès sans se faire interrompre par une mémé qui me trouve jolie et s’excuse d’être impolie par dessus le marché, merde à la fin ? les gens font chier dans cette ville à être gentils quand j’ai envie de râler, ils me gâchent mon spleen et maintenant j’ai juste l’air con à sourire niaisement et tu crois que c’est comme ça qu’on arrive à rouler des pelles, fait chier.

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