les yeux

Le métro qui me reconduit dans mon coin par flemme de la marche, pas le besoin de me vider la tête aujourd’hui et c’est bon signe, marque l’arrêt et ouvre ses portes, dehors un mec qui en ressort croise mon regard, ses yeux sont clairs et francs, et ses yeux se fixent sur les miens, et je les vois sourire. Le genre de sourire des yeux qui donne envie de sauter de la rame et d’aller discuter, mais trop tard : les portes se referment, he merde. Je le vois marcher sur le quai, et il tourne la tête alors que le métro repart et cherche des yeux les miens pour m’adresser à nouveau son sourire, alors que je cherchais aussi à recroiser le regard. Bon ben c’est raté pour aujourd’hui, mais on va bien  se recroiser je fais que ça, recroiser des gens dans une ville prétendument trop grande où on se sent soit disant trop seuls parce qu’on ne veut pas considérer les choses autrement que dans des cercles préselectionnés. T’inquiètes, on va se revoir et piger un peu ce que ces sourires des yeux traduisent et m’est avis que c’est du très intéressant.

2 thoughts on “les yeux

  1. For what it’s worth, première leçon d/u/e la ptit/e Parigot/e : “On ne recroise jamais les gens qu’on veut recroiser”.

    Faut faire feu de la première occasion, parce qu’il y a fort à parier que ce sera la dernière.

    • c’est faux ! j’ai dit à tous les mecs croisés dehors qui voulaient mon numéro qu’on se retrouvera et ça a été le cas ! juste faut le temps pour ça, et zoner beaucoup dehors comme je peux le faire :D

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