romance à la française

y’a des jours t’es retournée alors que tu pensais juste acheter unepompe à vélo à decath, on a l’aventure à hauteur de son ambition. Belzébuth qui pourrit depuis des semaines piaffe de ne pas pouvoir visiter Notre Dame de nuit et je me languis de pas avoir mal au cul sur sa selle. Alors que j’attendais qu’on vienne me sortir un foutu ticket sur les caisses qui n’ont d’automatique que les emmerdes qui vont avec, je me figeais d’un coup, tétanisée, un frisson me parcourant de là à là, selon l’axe épinier.

Bon sang de bordel de merde. Grave, posée, sortant d’un coffre résonnant comme une nef, suave mais ferme, assurée mais rassurante, le top du must de la crème des voix jamais entendues dans ma vie et Satan sait que j’ai du en endurer des voix. J’ai pas pu résister, j’ai du me retourner et dévisager de qui ça pouvait bien sortir. Le mec m’a regardée, j’ai cru me liquéfier, j’avais envie de me jeter à ses pieds en le suppliant de me susurrer des trucs à l’oreille, une liste de course, un agenda ministériel ou même le journal de Lutte Ouvrière tu te rends compte.
j’avais envie de le suivre partout demander des conseils en chaussettes de foot, je remarquais les enfants dont il était affublé : j’étais choquée qu’on sorte son organe comme ça devant ses mômes, tranquillement, et qu’on s’étonne qu’on se retourne éberluée quand on ose exhiber ainsi ses atouts. J’ai jamais été trop sainte Nitouche mais quand même, on fait pas ça n’importe où, y’a des concerts pour ça, merde.