éloge de mon cul sur la commode

youhouuuu ça va là haut on vous emmerde pas trop avec nos odeurs de purin, dans vos librairies militantes? non parce que sinon, vous pourriez demander si ça me fait pas chier d’avoir mon illus sur ce genre de publis ? c’est marrant quand même, même un obscur truc écosocedem a trouvé mon nom sur une version pourtant massacrée et m’a contactée y’a peu (bon ok j’ai répondu “haha lol non quelle horreur j’en veux pas” quand on m’a demandé mon adresse pour m’envoyer le produit), c’est que ça alors c’est parfaitement trouvable, mazette.

bon je m’en tape de cette illus elle vit sa vie au rythme de l’immense blague qu’est devenue la ZAD, c’est même fascinant à observer comme l’illus originale s’adapte au fil des compromissions et des trahisons. Les flics sont systématiquement effacés, pourtant c’était pas la plus VNR des illustrations de ce point de vue, mais eh, la loi de la vente, faudrait voir à pas froisser les autorités n’est-ce pas.

Mais je vais certainement pas laisser cette occasion en or de me foutre un petit peu de la gueule des gens, ça arrive trop peu en ce moment les occasions de bien rigoler. La ZAD est une foire, avec ses bons joueurs de bonneteau, quand je vois des gens qui pensent sans doute réellement changer quoi que ce soit au vieux monde en écrivant et en éditant 3 paragraphes dans un livre sur une lutte bel et bien morte et récupérée par des charognards experts en la matière, je suis secouée du rire de Diabolo, mais alors en plus quand tu regardes le détail du programme, c’est carrément Pinder. Me demande comment nos noms ont retranscrit la boue et les flics, la poésie des coups portés, la magnificence des cabanes détruites, le délicat dessin des prises de pouvoir abjectes et la dentelle du gâchis général. Gageons que ça doit mettre la larme à l’œil, entre ce gros porc de Damasio et cette imposture pseudo libertaire de Graeber, pour ne parler que d’eux.

Une garbure de fonds de frigo pour ramasser des ronds et/ou se faire reluire la conscience politique en deux mots tapotés sur un clavier, les yeux perdus dans des pensées qui n’ont même pas la consistance de rêves, une de plus. Heh, amusez vous bien en dédicace, le vieux monde est bien toujours là, pas de souci, vous en aurez l’occasion.

 

One thought on “éloge de mon cul sur la commode

  1. Pas faux . En plus que Damasio produisant de la SF en 2020 , c’est ridicule par rapport a la SF des années 50 a 90 , principalement entre 1950,et 1990 , qui avait parfaitement imaginé ce qui se passe actuellement ..

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