metawoke

les gros melons ont tellement occupé l’espace à t’emmerder de partout de la peur des woke, et de ceci cela, et de l’autre la transphobie et la misogynie (ça va ensemble) crasses de milieux prétendument super d’avant garde, qu’on en oublie quand même vachement ses propres problèmes un poil plus inquiétants que leur trouille de plus avoir de quoi tremper leur nouille ou vendre leur came, et que j’avais même pas remarqué que je me suis mis très en retrait et j’ai bien failli me socedemiser, houlaaa !!
Je sais qui aura été le plus efficace pour ça, enrager en boucle contre ces connards prétentieux et me faire lâcher par des gens que je pensais des potes par souci de perdre sa précieuse légitimité à être vu côtoyant ma schlaggerie (m’en fous c’est super pour ma street cred sans me fatiguer, c’est parfait). Ça laisse vraiment putain de songeur. Je suis complètement lessivé, HS, jcrois que je ramasse que maintenant d’une vie à tenter d’exister, de faire, d’aimer, d’avoir des potes avec ce que j’avais sous la main, j’aurais pas mal réussi mon truc, mais au prix de quand même beaucoup trop d’énergie et j’étais finalement là, les bras ballants, en train de me dire de trucs aussi con que  « mais je vais me choper un levi’s bien coupé, trouver un vrai travail et pourquoi pas ouvrir un PEL » sauf que ah ben zut alors ! je suis toujours trop fauché et j’ai toujours aucun sens de la classe ! Juste j’ai trouvé un levi’s à la frippe, ça c’est cool.

Heureusement y’a les potes avec qui on partage ce genre d’expérience de merde pour te rappeler que si tu ouvrais ta grande bouche, c’était pas parce que tu trouvais ça fun de t’en prendre plein la gueule, de perdre de potes et des plans tafs même si soyons bien honnête c’est toujours un peu marrant de démasquer les connards (mais pour trouver ça fendard, faut avoir au moins un pote à ses côtés et un POTE pas un camarade de mes deux qui va chercher à te rallier à sa secte, parce que ça fait totalement partie de la grosse mouise, bref.)

Un pote m’a donc dit son ras le cul des socedem et qu’il virait anar (hourrah !), à force de les voir accepter tout et ne même plus chercher à contrer, feinter ou même juste refuser.  La loi, cette sympathique loi, la putain de loi qu’on va pas penser à remettre en question, tout le monde est archimûr pour être bien collabo ou quoi (répondez pas). Donc y’a un nouveau fichier (encore un) pour les changements de prénoms et la raison derrière (fichage des personnes migrantes et trans). Vraiment y’a des jours où t’as encore plus envie d’aller prendre par le col tous les abrutis que t’as pu croiser dans ta vie et leur hurler au visage et vraiment ils s’imaginent que je suis incapable de me maitriser et flippent 2000 à me croiser ils ont juste pas idée d’à quel point je peux prendre sur moi pour pas les réduire en bouillie. Bon ok j’ai pas de muscles, c’est les meufs qui vont la salle faut le savoir, on finira par se faire des gangs avec des ptits pédés chétifs et des meufs super baraques, grosse classe ! (assortiment non exhaustif, y a t-il besoin de préciser, m’enfin quelle époque où je ressens le besoin de le dire pour pas pour qu’on me prête des idées que j’ai pas, erf erf)

On gueulait pas que pour nos gueules de branques et autres dégénéréEs, on  a gueulé contre la défense systématique des propédos et autres gros réacs « grosse figures » de ces middeuls à la con, qui prétendaient ouvrir les yeux la populasse sur l’injustice de cette société. Ha ouai vazy parle moi d’injustice de la société pendant que tu me tej de ce taf « pas vraiment taf » en me sucrant mon peu de thune parce que j’ai eu le malheur d’avoir un cerveau à commander la main qui dessine (la version de milieux socedem c’est « on veut bien te faire bosser mais si tu fermes ta gueule » et on me l’a dit texto, comme si j’avais eu la moindre envie de la ramener dans un boulot chiant que j’aurais accepté pour la maille. Erf !!) et que zut alors, j’ai pas voulu emboiter le pas de tout ce gros ramassis de connards à faire de la retape à des vieux porcs, comme des tas de copines alors. Je refais pas le topo, c’est simple : c’est toujours la même putain d’histoire, on la connait hélas par cœur chez les torduEs dans notre genre. On finit effectivement par la fermer, se calmer et non pas parce qu’on mûrit et qu’on s’est fait une raison, mais pour pas finir dingues, suicidéEs et encore plus dans la merde qu’avant. La socedemisation c’est pas trouver trop de réelle envie de voir autre chose exister chez des gens à le prétendre et finir par baisser les bras pour te le faire reprocher par dessus le marché, ça manque pas de sel. Tu fais jamais rien comme y faut donc bon, pourquoi tenter d’avoir l’air crédible et en plus de devenir chiant comme la pluie ? misère !! Vieillir, c’est voir des subversifs pleurer qu’une meuf issue du zine gagne un grand prix à un festival dont on est censés n’avoir rien à branler.

Les gens à focaliser sur les paillettes et les réussites sociales d’une poignée de stars ont pas l’air de piger qu’on en a rien à carrer d’être « visibles » ou je ne sais quelle connerie à aller t’exhiber comme un animal de foire (parce que merci bien mais faut se les farcir après, ces bourgeois de merde en quête d’adrénaline qui viennent nous casser les couilles dans les derniers endroits encore fréquentables hin), que tout le boulot de sape pendant LMPT, tout le merdier sur « les wokes » et les saloperies plus ou moins underground entendues ont un impact on ne peut plus réel qui va pas se régler en allant faire du france culture alternatif, ou du théâtre alternatif ou je sais pas quoi encore de mes deux alternatives. Ce « sociétal » qu’on prononce dédaigneusement en nous renvoyant à des sous genres politiques (moi j’men fous, je suis même vachement mieux à ma place méprisée : le zine dans l’édition, la SF  dans la littérature, le  punk à france musique, blabla), c’est on ne peut plus social, mais bon que voulez vous les vieilles peaux sont vraiment prêtes à toutes les hypocrisies pour continuer à se faire pomper le dard et servir la soupe, et si on peut se faire une image de subversif en même temps ben on va pas se gêner. Ha mais ça tremble vraiment pas des genoux, chez les punks de salon, ça force l’admiration.

Ouaich tu peux transitionner plus facilement c’est mega cool mais bon par contre t’avises pas d’avoir un peu envie de tout cramer. Avoir envie de le faire ou pas, c’est pas tellement la question sur le moment t’as une urgence à gérer, les façons dont on transitionne sont aussi conditionnées par ton milieu etc blabla c’est pas le point là juste je voulais dire : faudrait pas croire que toutes ces questions se règlent magiquement par le spectacle. (j’assomme mon Debord intérieur avant qu’il ne se réveille trop mdr de toutes façons il est imbittable)

Le truc c’est que quand tu sais ça bah ça peut te passer l’envie de transitionner ou bien bien te foutre dans le rang si tu choisis de le faire (selon comment on le fait) avec ce truc en fond à maintenir une pression à laquelle tu veux échapper (ou bien sacrément contribuer à ta paranoïa et te cloitrer). Ce qui est encore moins marrant, c’est se dire que vu que y’a une avancée du côté des paillettes on va pas tellement avoir envie d’écouter plus les schlaggs moches et toujours aussi inutiles quand elles se rebelleront parce que bon hin, « y’avait qu’à s’adapter » après tout, hin, la loi c’est la loi hin et tu peux transitionner fastoche (oui bah ça dépend où, aussi hin) maintenant de quoi tu geins ? et tu voudrais pas non plus manger, pour qui tu te prends hin ? comment ça t’es pas content d’avoir une Belle Nation Inclusive ??? Mais alors, t’avais qu’à taffer gratos pour toucher ton RSA hin, c’est tout ! c’est la loi !

putain mais tu peux être absolument  tout ce que tu veux dans cette société de merde ! tout ! s’adapter c’est pas qu’une question d’hormones ou de couleur de peau , c’est aussi  une question de fermer sa putain de gueule et d’avoir le statut et/ou la maille et ces gros connards à aller brailler dans tous les medias qu’on peut pu rien dire ont pas l’air de craindre trop trop ce genre de choses, BIZARREMENT. Sérieusement, y’a de quoi bien péter des piles.

Me reviennent en tête des copines que j’ai perdues de vue dans ces marasmes à la con à nous fritter violemment avec l’administration, les fachos, et les « camarades » à la noix qui trouvaient que l’urgence là tout de suite c’était nous enfoncer la tête sous l’eau quitte à aller sur france culture pour ça, tout en devant trouver la putain de thune pour vivre et dealer avec ses paranoïas. Ça a finit qu’on s’est retrouvéEs éclatéEs de partout, atomiséEs par ces connards de prétendument camarades qui nous chouinaient dessus qu’on « divisait la cause » (sans avancer le moins du monde sur la leur, hin, note bien, on est toujours à s’enfoncer dans la misère jvoudrais pas dire mais vous êtes pas super efficaces !) et allaient faire tourner des putain de pétitions pour la liberté d’expression, (éditer des badass qui pètent tout, loin, mort, y’a très longtemps, et se chier dessus à la vue d »un mégaphone brandi par une meuf en vrai, paye ta crédibilité). Bon c’est bien, ils ont participé à ouvrir la voie des violons radiophoniques et télévisuels ad lib, on se ferait chier sans ça faut avouer, merci pour ça, parce que ça fait des sketchs pas cher !

Voilà. J’étais là à me promener sur les terre-plein à bien remarquer que ça se vidait bien et que ça devenait chaud pour trouver des compagnons de canette, ou trouver juste des concerts punks pas rangés dans cette ville où tu finis par rentrer en chialant parce qu’un pote t’as causé comme si il était ton putain de daron, à me dire que les mecs à la rue se font tej de plus en plus et sans bruit, pfuit pfuit les JO arrivent dégagez les moches, dégagez les pauvres, dégagez les chelous. Ben putain, quelle ambiance de fuego mes amis !

De ma petite place de merde je me demande : comment je fais pour continuer à raconter ce que je veux sans trop craindre pour ma peau et mon équilibre psy, si j’ai pas la maille pour flamber et toujours zéro ambition à (re) devenir la grande gueule de service ? brandir mon identité c’est pas mon propos, ça l’a jamais été, et ça me répugne mais voilà c’est pas moi qui décide comment je suis perçu dans ce bourbier. Y’a qu’à voir les textes et les trips que je pouvais chier quand on voulait systématiquement me renvoyer à mon sexe quand je parlais de bien autre chose, depuis que je publie des trucs, chez moi ou dans des bouquins. J’ai été la grande gueule de service, la gouine de service, la schlagg de service, la punk de service, pas envie de devenir entre autre-chose-de-service. L’ennui de ce gros tas de merde, c’est que y’a des gens qui ont grimpé cette foutue échelle  et se mettent à relayer ce qu’ils abhorraient y’a pas si longtemps en allant chouiner que c’était mieux avant, sans capter que possiblement c’était juste eux qui étaient mieux avant hahah.

donc hin, je vais rester dans mon coin pourri, au moins on se marre bien et je peux faire des trucs un peu plus drôles. La win-win, version low-fi (je vis déposer le concept à l’INPI de ce pas). Jvais pas attendre que 100% de la sociaytay déroule un tapis rouge à ma bizarrerie pour n’en avoir toujours rien à carrer d’être bizarres aux yeux de gens qui flippent à l’idée de vivre un peu ! c’est fou !

Tout ça pendant que mon téléphone me dégueule des publis sponsos de pièces de théâtre trop super cool. Enfin si tu kiffes le théâtre, que t’as la thune pour y aller pour te farcir des palabres en boucle de bourges qui s’emmerdent, mais version woke-pour-aller-faire-chier-les-anti-wokes, quoi.  Hahhahahahahah ! putain mais quelle époque.

merde on avait dit que j’écrivais plus.

le retour du couignamane hasardeux

hier il pleuvait et j’avais la flemme, comme un février tout à fait banal. Je me suis trainé comme une limace pendant un bon moment et puis je suis tombé sur une pomme qui ridait dans la cuisine.

Une pomme esseulée avec la peau fripée qui attendait son funeste destin, or chez moi on mange pas de fruits : c’est pas assez badass.

Alors je me suis dit que j’allais faire une pizza pour le soir et un kouignamane à la pomme frippée comme j’avais fait ça y’a quelques temps

j’ai fait comme la dernière fois : n’importe quoi un peu au pif. Une pâte à pizza, quoi, sauf que je l’ai pas salée et une fois levée comme d’hab j’en ai prélevé 100 grammes pour faire mon truc.

Donc comme la fois précédente, j’ai mélangé du beurre (rappel que le beurre doux n’existe pas) et du sucre (à proportions égales, ça c’est décidé au pif aussi), j’ai mis la pommes tranchée en lamelles (et pas en quartiers, histoire de varier) à mariner une fois saupoudrée de sucre et de cannelle.

j’ai fait mon « feuilletage » comme la dernière fois, mais ma pâte avec trop de beurre (non pardon, y’a jamais « trop » de beurre, pardonnez moi mon offense Saint Robuch) avait fini par fusionner avec le support où je l’étalais. Alors bon j’ai disposé mes lamelles de pommes (désormais avec du jus qui a bien suinté) dans le fond de mon moule à manqué, j’ai versé le jus  par dessus et j’ai fait de la maçonnerie avec la pâte par dessus. Je me suis dit que ça fait un peu tatin-couignamane, encore une fois, je voyais pas trop comment du beurre du sucre de la cannelle de la farine et des pommes pouvaient donner un truc dégueu à la fin, qui vivra verra, il faut vivre intensément, carpe diem, etc.

Et j’ai enfourné (au pif, 180°, temps de cuisson au pif aussi en surveillant que ça crame pas)
et j’ai démoulé le bazar (mettre une assiette dessus, se concentrer fort pour retourner d’un coup sans tout foutre par terre) et Ô SPLENDEUR

« putain ça a l’air carrément porno » a été ma première pensée
Tout de même méfions nous bien des apparences, alors histoire de vérifier j’ai goûté et c’était effectivement très porno avec le jus qui avait caramélisé au fond là. Et donc j’ai couru me chercher une bombe de chantilly pour me faire repousser mon gros cul séance tenante.