embourgeoisement et artisterie

Les prolos de Bordeaux ma ville de merde subissent les derniers assauts de la politique d’embourgeoisement de leurs derniers quartiers de centre ville St Michel, les Capucins et St Jean. Je voulais parler de ce phénomène depuis longtemps, en recentrant sur l’instrumentalisation – consentie ou non – des artistes pour rester un peu dans mon domaine.

Je vis ici depuis 15 ans. Contrairement à ce qu’affirmait Al1 JuP ce matin sur twitter je n’ai pas ressenti cet accueil chaleureux dont il parle. Il n’est pas question d’origine géographique comme le prétend Sud-Ouest (repris par tout un tas de journaux) ou d’un quelconque “anti-parisianisme” viscéral des populations visées par l’embourgeoisement, non, il s’agit bien d’une guerre de classe qui est menée, de plus en plus frontalement. Les prolos se défendent, et Sud Ouest se fait défenseur de la bourgeoisie sans qu’on en soit étonnés le moins du monde.
Arriver comme prolo dans cette ville il y a 15 ans et comme dans beaucoup d’autres rendait l’installation très difficile, et elle est en phase (ou c’est déjà achevé comme en témoignent les nombreux étudiants sans logement laissés sur le carreau) de devenir strictement impossible, avec les effets combinés de la politique de la ville, du phénomène air bnb, et des nouvelles mesures de “protection” des locataires (Loi Boutin), et la flambée des prix des loyers, qui ne font qu’enfoncer les pauvres et les empêche d’accéder au logement.

Un très bon article sur la gentrification* bordelaise par Laurent Perpigna avait paru sur mediapart, ainsi que sur le Pavé Brûlant (collectif antifasciste et non pas “anti bobo” comme le prétend encore une fois Sud Ouest repris encore une fois par la presse outre Bordeaux, sans même chercher à vérifier)(edit : le Pavé Brûlant publie ce jour un droit de réponse).

Voilà pour le phénomène dans son ensemble.
En tant qu’artiste prolo je me suis retrouvée de plus en plus à me demander comment rester ici sans me compromettre, et c’est de plus en plus dur de ne pas s’assoir sur ses principes. Le phénomène d’embourgeoisement instrumentalise les artistes. Certains (beaucoup ?) ne voient pas le souci et jouent ce jeu. J’ai lu pas mal d’articles sur des sites anars / presse indé qui tapent sur les artistes venant coloniser ces quartiers pauvres, si je comprends cette rancœur elle nécessite pourtant d’être creusée parce que ce ne sont pas les artistes qui embourgeoisent, mais les municipalités avec, souvent, l’appui de pseudo offices HLM.

Pour schématiser, les artistes ont des difficultés à se loger du fait de leur statut, et il en et évidemment de même pour leurs lieux de travail. Aussi dans les quartiers en voie de réhabilitation (terme poli pour parler de nettoyage social pur et simple). Plutôt mal lotis niveau finance, ils voient dans ces quartiers la possibilité de louer des ateliers moins cher qu’ailleurs, et cette vitrine artistique est très utile pour revaloriser un quartier laissé à l’abandon (par les municipalités : pour mieux tuer le chien on l’accuse d’avoir la rage). Les municipalités et les structures “culturelles” jouent cette carte à fond les ballons. Récupérer l’underground fait partie de ce phénomène, comme on a pu le voir avec ce fameux “mollat underground fanzine” organisé à l’iboat, ou encore comme cette proposition que j’avais eue de travailler dans le quartier de la gare en voie de réhabilitation (affreuse, une sorte de centre d’affaires qui finira aussi mort, prenons le pari, que Meriadeck) avec le centre d’art contemporain. Tout ceci bien entendu en ne proposant que des rétributions misérables aux artistes, puisque ça n’est pas tant ce  travail qui importe que la possibilité chimérique d’en obtenir d’autres (tout aussi mal payés voire pas du tout) ou d’en tirer une sorte de prestige tout aussi illusoire. Ou encore, un peu plus lointain, l’opération lamentable  Bordeaux Zob… euh Bordeaux 2013. Quand la ville postulait pour devenir capitale culturelle, elle s’était souvenue subitement qu’il existait toute une vie undergound et n’a eu aucun scrupule à draguer ce petit monde – moi comprise – pour l’embarquer dans ce merveilleux projet de vitrine. En ne proposant strictement aucune rémunération et nous demandant toutes les idées bien entendu (ce à quoi j’avais répondu que pourquoi venir nous draguer nous puisque la mairie n’avait de cesse de faire fermer nos lieux de vies à grands coups d’amendes et d’envois de flics).

Beaucoup de collectifs et d’assos d’artistes finissent par négocier avec la mairie pour obtenir des lieux, et des facilités pour organiser de rencontres, des expositions, des “évènements”. Ce n’est sans doute pas de gaité de cœur pour certaines, mais peu importe le degré de compromission puisqu’au final la mairie a un droit de regard et un contrôle sur ce que font ces collectifs et assos. Tenir par le fric est bien entendu le meilleur levier pour ça. Il ne s’agit pas pour la mairie de dicter ses vues (encore que…) mais quand on dépend financièrement (directement ou par le biais de prêt de salles etc) d’un tiers, on se retrouve naturellement à s’autocensurer pour ne pas risquer de perdre le tout petit peu qu’on t’a accordé. Et si on ne le fait pas, le phagocytage institutionnel finit par opérer, quoi qu’il arrive, et le discours le plus radical se vide illico de son sens. La bourgeoisie a ceci de pervers qu’elle s’accommode fort bien des discours les plus radicaux et subversifs**, les muséifie, en fait quelque chose de pittoresque et décoratif. Le contexte de création prime de plus en plus sur le propos. Peu importe le discours que tu pourras servir, le logo de la ville et de ses opérations de com (comme par exemple “Paysages Bordeaux 2017”) en feront un art institutionnalisé au service de la drague du bourgeois qui pense venir s’installer ici ou y vit déjà.

Aussi si les artistes n’ont souvent pas un choix énorme étant donné leurs moyens d’existence, il serait bon tout de même qu’ils et elles prennent conscience qu’ils et elles sont un rouage à part entière de ce processus d’embourgeoisement des derniers quartiers populaires. Iels sont là pour donner un crépis coloré de fun et de “culturel” aux politiques mortifères bien dégueulasses qui se jouent sous la surface, celles qu’on ne voit que si on reste attentif, les populations pauvres (et majoritairement racisées) sont expulsées loin, voire très loin. Nos lieux de vie sont fermés ou soumis à des couvre-feu arbitraires (comme on a vu sur le cours de l’Yser, profitant de la colère d’une riveraine qui venait d’acheter ici sans connaitre le quartier) pour frapper là où ça fait mal : le fric.
Tout se joue depuis des années, depuis même des décennies, et Bordeaux achève son travail maintenant et se montre de plus en plus pressée. La vitesse d’embourgeoisement est phénoménale et exponentielle, effrayante.

Nous n’avons certes pas de fric, mais si nous souhaitons pouvoir encore vivre ici défendre le droit des prolos (que nous sommes aussi) à rester dans les quartier où iels sont néEs et ont grandi pour beaucoup, il faut cesser de jouer les agents gentrificateurs et nous débrouiller entre nous. Parce que continuer à jouer ce rôle là n’arrangera en rien nos situations, nous ne sommes qu’instrumentalisés : le jour où on aura plus besoin des artistes, nous devrons partir à notre tour. Et quand on voit à quel point ces compromissions avec la mairie ne payent même pas on se demande bien la raison qui pourrait nous pousser à continuer.

Bordeaux crève de sa bourgeoisie, c’est pas nouveau, c’est Bordeaux quoi. Mais il n’est pas question de participer à cette politique de guerre de classe en voie de se terminer, puisque c’est – pour beaucoup d’artistes – NOTRE classe qui est en ligne de mire. Envoyons-les se faire foutre et serrons-nous les coudes, recréons nos lieux à nous et faisons vivre ceux que nous avons encore tant que nous le pouvons, entre nous, en DIY, sans logo de merde et sans bourgeoisie.

 

*je renvoie aux textes et livres de JP Garnier pour ce terme, je lui préfère le terme “d’embourgeoisement” pour les raisons que ce sociologue évoque ici. J’ajoute que si le travail de Garnier sur l’urbanisation est très intéressant, je reste très critique sur les positions qu’il a pu tenir sur d’autres sujets.

** les exemples sont légion et il me faudrait un article dédié rien qu’à ça. Il suffit de voir les grands évènements culturels sur, par exemple, les révoltes, les punks, l’activisme, ou que sais-je encore. Ou mollat underground fanzine lol.

 

10 thoughts on “embourgeoisement et artisterie

  1. excellente analyse tu peux venir nous voir à l’UPB le 7 novembre nous allons aborder cette problématique
    http://upbordeaux.fr/Chaire-Genre-et-Ville
    et puis ce texte de la rumeur résume bien ce que tudis pour les artistes comme euphémisateurs de la fabrik du consentement génralisé à BX

  2. Et oui Alexandra… les esprits s’échauffent ici à ST Michel et il faut l’entendre …et comme tu es quelqu’un d’attentif et a l’écoute du monde nous comptons sur toi pour t’en faire l’écho !!! je suis prêt a en discuter mais d’autres aussi on plein de chose à dire sur le sujet…
    Il ne fallait pas toucher au quartier… c’est ce que certains architectes et urbanistes avaient signifié a juppé dés le départ… lui laisser vivre dignement sa vie et évoluer doucement … mais non le landais n’a rien voulu écouter comme dab ce n’est vraiment pas un visionnaire …
    En plus juppé se venge aujourd’hui de l’accueil qu’il avait eu il y a des années (des oeufs et des tomates je crois me souvenir) quand il était venu faire le malin à ST Michel … il a décidé de nous humilier et de nous déclarer la guerre…une guerre sociale à la fois sourde et hypocrite… la plus terrible… une guerre totale dans les têtes…Dans une époque qui brille par son absence d’époque, d’idéologies et d’éthique (une expérience personnelle)

    Mai il faut noter en préambule que c’est très intelligent de sa part… et tu pourras lui dire … en effet et il faut le reconnaître, sa stratégie de grignotage immobilier et d’effet d’aubaine appliquée par « in cité » depuis des années et destiné à accélerer le grand remplacement social et culturel sur le quartier …s’avère à la fois très efficace et imparable pour l’instant…Et pour cause avec un affaiblissement du milieu militant local …conjugué avec une perte du lien social dans une France « macronisée » par son fils spirituel qui nous gouverne sous la férule des lobbies les plus toxiques.. Les conditions objectives sont parfaitement réunies pour ce hold up urbanistique
    Et puis il y a une necessité comme le disait Henri Lefebvre dans son « droit à la ville » de faire du centre ville en patrimonialisant ,en vitrifiant et donc en gentrifiant les quartiers populaires afin de répondre à la monstrueuse machine qu’est devenue la LGV et a fortiori Euratlantique …destiné a attirer les petits affairistes n’ayant pas réussi dans la capitale…triste réalité ..
    Un constat s’impose : BX on laisse faire les seules forces du marché avec un seul leitomotiv… « Enrichissez-vous » …du Guizot à la mode juppé !!! Ce sytème s’appuie sur ces réseaux d’influence bien rodés car invisibles et pourtant très efficaces que 80 ans de gestion de droite on su installer dans la vie bordelaise…
    Il faut reconnaître aussi à ce titre la très grande efficacité de Fabien Robert qui avec son éternel sourire à su parfaitement euphémiser les conditions du basculement du quartier …en particulier la récupération de l’énergie de Francis Vidal et d’Allez les Filles mais aussi de sa fragilité… pour créer les conditions propices pour nous faire subir la débauche de ces jeunes petits bourgeois déclassés … et là je reste volontairement soft.. Plus le reste en faisant du quartier un lieu pour terrassier en mal de profits rapides … Un quartier voire une ville à toujours été faite par ses habitants ((Lire Mumford lewis) ici à ST Michel c’est la reconfiguration du quartier qui produit des habitants (CF Batlik très bon auteur/compositeur) … je dirais même des répliquants… (Blade Runner)
    Ici effectivement à ST Michel nous sommes trop gentils et bien trop divisés et pour cause… Il faut pouvoir survivre … et nos élus d’opposition sont bien trop naifs… pas assez investis… Trop loin des gens voire même suffisants et fonctionnant avec des réseaux limités donc très peu à l’écoute de la diversité sous toutes ses formes (contrairement à toi je le sais) et n’ont pas su s’opposer efficacement à ce basculement … un effondrement je dirai même … à BX plus personne ne semble maitriser quoique ce soit aujourd’hui (voir l’affaire Yvonne, comités fantasmatiques anti-bobos et parisiens) ce qui commence à aussi vous inquiéter…à juste titre et il est temps
    Le problème c’est que juppé et ses conseillers ont très finement joué sur les micro-stratégies de classe en laissant le quartier en pature a une « petite bourgeoisie » en voie elle aussi de déclassement. Et dont les seules possibilités d’enrichissement dans cette société de disparition du travail (lire Bernard Stiegler ) indispensable à leur processus d’accumulation du capital… reste d’invesir dans l’immobilier (lire thomas Picketty /le capital au XX° siècle) … la pierre comme on dit… quitte a priver les plus pauvres et précaires de leur lieu de vie voire de survie… et puis il y a une absence totale de planification urbaine à BX… donc on laisse faire les lois du marché c’est ce dont se vante votre responsable à l’urbanisme si je crois me souvenir…
    À ce titre Alexandra toi qui es curieuse de tout je t’invite à lire Marx… c’est ce que nous ferons en particulier à la Manufacture le 22 Novembre… mais aussi a assister à notre conférence à l’université populaire de Bordeaux le 7 novembre sur l’histoire de deux siècles de mutations urbaines : des utopies socialistes (Fourier et Godin à lire ) aux métropôles numériques comme fabrique d’un consentement généralisé …dans une société du spectacle il faut bien savoir se faire un peu de « réclame »… a ce titre BX constitue depuis de longues années un extraordinaire lieu d’observation participante du changement social .. .à l’image de ce que faisait patrick Geddes (ami d’Elisée Reclus) en Ecosse…
    Dommage que les chercheurs de la fac de sociologie se soient bien gardés de s’y intéresser…trop polémique pour eux …voire même politique …n’est pas Pierre Bourdieu qui veut (voir son dernier ouvrage sur le logement)
    Ici donc on en a marre du mépris social (voire l’ouvrage éponyme d’Emmanuel Renault), voire de classe…et de caste (Yvonne)… le petit peuple de ST Michel auquel j’appartiens commence a gronder …mais personne ne l’écoute… c’est la raison pour laquelle je me fais via mon FB l’écho de certaines choses… je suis quelqu’un de relativement discret et ne cherche pas la médiatisation à outrance…
    Car je suis surfeur (à l’ancienne) et musiciens …et l’engagement sous toutes ses formes prend beaucoup de temps et d’énergie qui risque de me manquer pour mon take off toujours aussi moyen…
    Malheureusement Alexandra tu semble la seule à t’intéresser au sein de la majorité municipale à la vie de ces gens ordinaires que nous sommes, et pourtant extraordianire dans nos parcours de vie … contrairement à ta collègue V.Calmels qui initie les prochaines machines redoutables destinées à fabriquer du consentement (sur le modèle d’Endémol) en instrumentalisant en particulier les derniers rêves de l’émancipation ouvrière …comme l’économie sociale ou l’éducation populaire devenue à BX populiste voir la fabrik …(je viens de faire un article là-dessus).
    Pour l’instant Alexandra nous sommes calmes et réfléchis… mais malheureusement cela ne saurait trop durer… La révolte gronde ici.. je te renvoie à ce qu’écrivent brillament des plus jeunes que moi (type pavé brulant d’où mon jeu/je …de mots/maux)… il faut que cela se sache et pourtant pour l’instant nous restons calmes et nous subissons dignement …

    En conclusion et pour avoir étudié le personnage …je pense que juppé en à rien à foutre des questions d’aménagement urbain voire même de la ville comme du reste c’est un mystique convaincu à l’image de ST Augustin et de sa cité de dieu (à lire mêm si c’est chiant parfois ) … le monde profane l’intéresse peu…Lui ce sont les mondes invisibles qui l’attirent (moi aussi mais d’une façon rationnelle et marxiste ) …ce qui explique qu’il ait confié les clefs de BX aux promoteurs et aux affairistes c’est le triste constat que viennent de faire mes pôtes de darwin que tu connais bien…

    Et pour finir … elle est belle ma photo …son titre évocateur …est composition « verte rouge noire… » Mes couleurs préférées … et aussi celle de ce municipalisme libertaire (cf Bokchin un auteur à lire absolument) que j’appelle de mes voeux pour BX juste après l’effondrement qui semble arriver très vite…C’est drôle quand même une ville qui s’écroule déjà avant d’être acheveé …à l’image de Ginko

  3. Très bon…

    En complément à ce sujet le site “la fête est finie” (Lille) est toujours en ligne ici: http://lafeteestfinie.free.fr/sommaire.htm (précurseur puisque écrit il y a plus d’une dizaine d’années)
    Aussi, et bien qu’il soit avec le recul trop sentencieux, ce documentaire sur la Guillotière à Lyon et le rôle de la “culture” dans son embourgeoisement (presque achevé..?):

  4. merci pour ce commentaire… mais pouvez-vous préciser le contexte de ce qui ressemble à une lettre ouverte à cette Alexandra ?

  5. sur “la fête est finie” j’étais tombée sur le site il y a peu, j’en parlais justement là à propos du texte “à mort l’artiste” (entre autres) https://tanx.fr/bloug/archives/9983
    eh non c’est pas nouveau comme truc, d’utiliser l’art comme agent gentrificateur, justement il serait temps d’en prendre conscience :)

  6. On aurait du mal à dire si ce texte pourrait être publié dans Minute ou dans Charlie…
    Vu qu’on n’a plus aucun discernement et qu’on lâche n’importe quelle phrase débile de petit anarchiste de salon… juste histoire de se venger de gens qui nous rendent tout rouge colère.
    Oui, je fais allusion au dernier texte qui m’a profondément déçu voire même énervé pour être honnête. Je commençais à trouver pénibles pas mal de discours publiés ici mais je ne me serais jamais attendu à tomber sur cette phrase… C’est triste et très con comme phrase.
    Charlie ne publie PAS de dessin d’extrême droite (vous le savez) et ce n’est pas parce que vous êtes plus ceci ou plus cela que ce journal que cela vous donne le droit de le proclamer.
    Franchement, je dois suivre votre travail depuis 2005 ou un truc comme ça et là bah… comment dire ? Je vais avoir du mal à séparer l’œuvre de l’artiste quand il commence à dire des choses comme ça.

  7. pourquoi parler de Charlie dans un texte qui n’a strictement rien à voir ? on ne comprend rien à votre com, ni à quoi il se rapporte. On peut ne pas être d’accord (ça resterait assez absurde c’est un phénomène observable très facilement l’embourgeoisement des villes et c’est pas nouveau), mais au moins qu’on le fasse de façon claire.

  8. (quant à séparer ce que je dis de ce que je fais allez y, je ne demande pas cette stupide séparation, bien au contraire je revendique la cohérence de ma pensée et de mon travail)

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