reprise

j’ai remis en vente mes petits formats sur ma boutique. j’ai viré tout ce qui ne passe pas dans mes enveloppes 20x25cm (merci de checker par vous même si vos BAL sont homologuées, normalement ce format passe)
Si malgré tout ça reste coincé dans la chaine de transport tout ce que je pourrais vous dire c’est “patientez”, aussi merci de bien vérifier tout ça si vous êtes pressés (je vois pas pour quelle raison ça pèterait une envie urgente de gravure, mais va savoir)
https://www.tanx.fr/echoppe

et toi, comment ça va ?

-tu l’as acheté sur amazon ton chien ? qu’il lui demande. j’en aurais bien besoin aussi, et pi là avec les frais de port offerts faut en profiter.  J’ai plus une thune pour acheter des nouilles et j’en ai 384 paquets en stock, même en prenant que des coquillettes j’ai plus un centimètre carré pour poser mon cul, et ça devient chaud depuis qu’on est passés à 3 minutes de sortie par jour pour le jogging, je suis à peine sorti de chez moi que je dois remonter les 4 étages vite fait, sans compter le cerbère qui veille au second.
-ho tu sais, je me plains pas, y parait que des gens mangent leurs enfants
-he voilà, y’a toujours des gros malins pour s’en tirer mieux que d’autres.

l’amoureuse misanthrope

je suis amoureuse misanthrope. c’est bizarre, mais 10 jours à voir le monde évoluer dans (encore plus) la merde a précisé cette pensée idiote, faut dire, j’ai encore plus le temps de tourner en rond. Ce qui me manque de ma petite existence dérisoire, c’est croiser les solitudes, les mélancolies des autres, les fardeaux intimes qu’on ne partage plus parce que tout le monde trouverait ça indécent, scandaleux, pornographique, de sortir, de parler et surtout de parler de soi, de sa place dans le monde. Cette crise ne fait qu’exacerber ce qui était déjà en place, ce qui se révèle n’était qu’endormi. Il n’y aura pas ni prise de conscience ni changement radical, il n’y aura que des éclosions. L’individu et ce qui le traverse n’existent plus, la Grande Cause Internationale remplace tout, est le but de tout, le sens de tout. Une humanité pétée basée sur la suspicion et la terreur, une négation de l’humanité. On vivra d’autant plus longtemps qu’on ne verra personne et qu’on ne se promènera plus, qu’on nous dit. La communication par le biais d’appareils n’a ni odeur ni sensation. Il n’y a plus d’air qui vibre que celui qui entoure les oiseaux dehors. ça demande quand même de redéfinir ce qu’on entend par “vivre”dans de telles conditions, je voudrais pas être rabat-joie, mais tout de même. Et on hurle sur les gens qui se permettent de vivre, cette obscénité insupportable. Le retour à la normale n’existe pas puisque la normalité est déjà là, frontale et sans fard, mais on souhaite qu’elle s’atténue, qu’on la lisse, qu’on la rende plus acceptable, moins visible, moins culpabilisante. Qu’elle nous mette peut être moins en face ce que nous sommes, réellement. Non  je suis pas jouasse, et non je n’ai pas tellement envie de jouer les animatrices de l’enfermement comme des auteurs s’en sont sentis l’urgence. Le rôle de chacunE bien à sa place, le mien compris, en oiseau de mauvaise augure. Je veux être encore une corneille aujourd’hui, plus qu’hier moins que demain.